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Hinda au clair de lune • Nouvelle

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         Hinda se promenait au abords d’un léger cours d’eau. Elle pouvait en entendre le cliquetis de l’eau frappant contre la berge boueuse et creuse. Nul bruit, nulle clameur ne venait disperser ses pensées ; celles-ci s’envolaient au gré du vent du soir : celui qui berce la cîme des arbres au crépuscule. Il n’était pas moins de onze heures du soir, et le soleil annonçait sa fin de partie. Les oiseaux s’étaient enveloppés dans un silence doucement agréable. Hinda entendait seulement un petite chouette lointaine, sûrement cachée dans quelque écorce. La jeune femme inspira profondément. Un frisson lui parcourut l’échine, de la nuque jusqu’aux orteils, signe d’un sentiment paisible lequel envahissait petit à petit son corps élancé. Puis, elle s’arrêta, et regarda l’horizon obombré par la nuit qui couvrait peu à peu le ciel d’une couleur bleu roi. Un nouveau courant d’air filtra à travers les branches des arbres à quelques pieds d’elle ; ils frémirent et leurs fe...

« La danse de Shiva et Parvati » • poème

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  Dans une danse splendide, ils se sont révélés, Tournoyant parmi les étoiles, deux pôlarités : En symbiose, une harmonie secrète, grandiose, Rayonnait de leur corps unis dans les cieux, À la lumière même de Dieu. J’ai admiré, et me suis inclinée face à leur Prestance, De la grandeur se dégageait de leur libre présence, Il s’y déployait telles des ailes une profonde Puissance. Ô Shiva , maître bleuté comme l’océan,  Ô Parvati aux mille noms, aux yeux dorés, Incarnation alchimique du couple Sacré, L’aura nacrée, et fluide comme le vent, Puisse ce chant devenir votre louange, Et vous inviter sur l’autel de votre Grâce, J’ai prié longuement tous les Archanges, Afin que l’amour ici et là m’embrasse. J’ai Foi en votre sagesse, car j’ai rencontré Et enveloppé de mes bras toute l’éternité ; À Homme, et Femme au-delà de l’incarnation Vous enseignez l’Amour, le Verbe et la création. Nora Isis ©️

« Si vis Amari, Ama » Sénèque

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  « SI VIS AMARI, AMA » Sénèque. [si tu veux être Aimé, Aime]      Il est cette profonde maxime laquelle a toujours trouvé sens en mon cœur. Aujourd’hui, je ressens une vibration inédite, qui vient compléter le sens de cette affirmation toujours déjà grandiose.🩵      Celle-ci résonne comme l’écho de l’amour que l’on donne, et nous revient magiquement. Je parle ici de l’amour en tant qu’énergie essentielle qui circule en nous, et tout Autour ; laquelle compose chacune de nos cellules.🩵     Quoique j’eusse perdu quelque peu Foi, l’histoire d’un instant, la Vie m’a tendrement rappelé à sa douceur ainsi qu’à sa Justice Divine. 🩵     J’étais en promenade avec un ami, dans la rue, qui soudainement a laissé échapper une pièce de monnaie de sa poche, qui est tombée au sol. Un jeune garçon, qui passait à nos côtés, s’est immédiatement penché pour ramasser aimablement la pièce et l’a tendue à mon ami. Celui-ci d’un grand sourire ...

La Colère : la médiatrice de la paix

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          Il est un affect lequel s’infiltre et semble - lorsque celui-ci se présente - croître tel un parasite monstrueux. Je vous présente la Colère.       Fervente ambassadrice de la délimitation de notre territoire psychique, elle vient ici révéler des parts de Soi qui n’ont pu, ou su être proprement et profondément entendues. Celles-ci réclament parfois notre silence, mais aussi notre clémence. Quoique ces parts infimes de soi puissent se lever et se révolter, elles viennent nous rappeler à notre complétude .        Il arrive bien souvent que la colère soit externalisée, et rendue objet ; projetée ainsi hors de soi, autant qu’elle nous met « hors de nous ». C’est ainsi que celle-ci nous déplace de notre centre (i.e., de notre axe). En se déplaçant, la colère devient évidemment l’espace de violence extérieure : théâtre d’ombre de notre turpitude et tourments internes. Les cris surviennent alors, les regards froids...

« Au coeur de la nuit » • récit

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  Nuit. L'air était d'une douceur absolue, et la brise fraîche caressait les joues de la jeune fille. Ses cheveux ondulés valsaient sur ses épaules, jusqu'à rouler le long de son dos en formant de belles boucles. Elle était assise, là, le regard perdu sur le lointain horizon, là où les nuages dorés achèvent leur course au crépuscule.  Le bleu roi de la nuit se confondait avec la chaleur pourpre du soleil couchant, dont l'éclat s'assombrissait peu à peu par delà la silhouette arrondie des collines. Dans un soupir, elle détendit ses épaules, et leva la tête en humant l'air, les prunelles reflétant la myriade de yeux scintillants dans le ciel nu. Cela ressemble à un rêve, songea-t-elle. Elle ressentait un profond sentiment de paix ; il s'agissait de ce sentiment de plénitude qui remplit le cœur jusqu'à ce qu'il fleurisse d'amour. Nul besoin de calmer ses pensées déjà tues par le chant des grillons. Dans les bois à une ou deux lieues d'ici, une H...